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L’association

L’association LES ENVOLÉES CLOWNS HOSPITALIERS a été créée en décembre 2021 afin de poursuivre l’activité de l’équipe des clowns hospitaliers professionnels exerçant au sein de la Compagnie « La Volière ». Depuis 2007, cette équipe a acquis une expérience spécifique pour intervenir au plus près des enfants hospitalisés et des personnes âgées ou handicapées accueillies en établissement, en lien avec les équipes de soin, ses partenaires. L’association a été reconnue par les services de l’Etat comme exerçant une mission d’intérêt général et, à ce titre, constitue un organisme éligible au régime fiscal du mécénat.
Elle est membre de la Fédération Française des Associations des Clowns Hospitaliers. La FFACH regroupe une vingtaine d’associations et 300 comédiens intervenant en milieu de soins, en services pédiatriques et auprès de personnes âgées ou handicapées.


L’équipe compte à ce jour 10 professionnels, à l’origine comédiens et comédiennes ou encore interprète en langue des signes, toutes et tous formés comme clowns-acteur social, sachant également utiliser leurs talents de chanteur et chanteuse, metteur en scène, danseuse, accessoiriste, animateur, éduc’actrice, art-thérapeuthe… Elle est animée par une directrice et un directeur de production, Pascale Gondebeaud Sylvander, psychologue, et Mike Bureaux, comédien.

Le clown hospitalier retisse du lien social

L’équipe des ENVOLÉES CLOWNS HOSPITALIERS intervient depuis 15 ans au plus près des personnes accueillies dans des structures médicalisées. Inspirée du « Rire Médecin », l’intervention de clowns en milieu hospitalier est reconnue aujourd’hui comme « thérapie non-médicamenteuse ».  

Partenaires des équipes de soins, les intervenants clowns rencontrent les personnes et intègrent le vécu des accompagnants. Ce clown d’improvisation vient du théâtre et non du cirque. Il ne cherchera pas à faire des gags, ne cherchera pas absolument à provoquer le rire, à la différence d’un spectacle. Il engage une conversation particulière avec chaque personne visitée. L’équipe profite des compétences professionnelles de chacune et chacun au service d’un projet social : ouvrir des fenêtres de vie dans le quotidien des personnes accueillies en établissement. 

Le clown transforme le quotidien par son imaginaire et offre des métaphores poétiques en s’autorisant au détournement d’objets du quotidien : il chasse les idées noires avec une tapette, les gants de soin deviennent des ballons, le stéthoscope un téléphone, le fauteuil roulant une moto, la blouse blanche une robe de mariée. Le clown avec candeur et optimisme permet de « désamorcer » et de dédramatiser. Il travaille en direct, évolue en fonction des rencontres, des histoires de vie qu’il croise et des informations que lui donnent les soignants. Le clown retisse le lien social, il navigue entre légèreté et gravité, distance et proximité, empathie et dérision. 

Ce jeu relationnel est particulièrement indiqué pour les enfants dès leur plus jeune âge et jusqu’au public senior et malades ou « empêché ». 

  • Le jeu de proximité capte l’attention, intensifie la relation et la concentre sur l’action. 
  • Le clown fait appel à la mémoire sensorielle et affective, à l’imaginaire immédiatement disponibles et les valorise. 
  • Le burlesque du personnage et ses sollicitations sensorielles de motricité et verbales adaptées amènent une participation active des jeunes personnes avec leurs capacités du moment.  
  • Le jeu en situation existe uniquement grâce à la co-construction entre la personne visitée et le duo de clown mais la présence seule des clowns à proximité peut également être utile pour juste capter l’attention. 
  • Le clown renouvelle la perception des patients, enfants ou personnes âgées, grâce à leurs réactions verbales ou non verbales inattendues, provoquées par le jeu (chant, mime). 

Les clowns hospitaliers, partenaires de l’équipe soignante 

Les acteurs-clowns travaillent en relation avec le personnel des établissements et les familles présentes. Ils garantissent discrétion et anonymat pour les personnes visitées. Les clowns sont accueillis dans leur fiction, comme des visiteurs. Les résidents s’adressent à eux comme confidents, partenaires du passé et du présent La particularité des ENVOLÉES CLOWNS HOSPITALIERS est de solliciter auprès du personnel soignant un « ambassadeur », à chacune de leurs interventions. Animatrice de l’EHPAD, chargé culturel de l’hôpital, aide-soignante, psychologue, cette personne prépare les visites et accompagne systématiquement les duos de clowns. Elle est le témoin in-situ des effets du jeu. Elle observe les réactions insoupçonnées des résidents et de leur potentiel de vie que révèlent les clowns.  

Lancement des interventions dans chaque structure, bilan à chaud, puis réunion de bilan final, font partie des principes fondateurs d’intervention des Envolées dès l’origine. Toutes les interventions font l’objet d’une convention avec la structure d’accueil qui précise les interventions, leur coût et leur financement.

« Les Envolées permettent, grâce aux visites régulières, d’apporter aux personnes les plus dépendantes présence, chaleur et jeu. La présence du personnage du clown stimule cette autorisation du jeu. »

Témoignage de Sandrine, animatrice

Notre activité

Notre activité se caractérise, d’une part, par sa dispersion sur un territoire très étendu et, d’autre part, par l’intervention à titre majoritaire auprès des personnes âgées ou handicapées. Depuis 2007 et jusqu’en 2019, l’équipe des Envolées est intervenue régulièrement dans une dizaine de structures essentiellement en dehors de Toulouse, dans des villes comme Carbonne, Lombez, Revel, Saint Gaudens ou encore Gimont. Avec en moyenne 35 interventions dans l’année – soit près de 90 heures d’improvisation – les duos de clowns ont animé près de 500 visites au chevet des personnes alitées ou rencontres dans les espaces communs ou encore au sein des unités protégées.  

En 2020, seules 20 interventions ont eu lieu pour 60 prévues. En 2021, grâce à des aides spécifiques liées à la crise sanitaire, 77 interventions ont été réalisées dans 13 établissements dont 9 dans des petites villes de Haute-Garonne et du Gers. La fréquence des interventions à l’Hôpital des Enfants de Toulouse a été portée à 2 par mois. Ainsi, en 2021, on a pu compter près de 1 200 visites et 470 personnes ont été régulièrement visitées.

Avec la fin des aides COVID19, l’activité 2022 a été réduite à 60 interventions, soit près de 900 visites, dont 300 réalisées à l’Hôpital des Enfants du CHU de Toulouse. Près de 100 personnes âgées ont été régulièrement visitées, dans 5 EHPAD et une Maison d’Accueil Spécialisée.

Nos partenaires financiers

L’intervention d’un duo de clowns pour 2h30 d’improvisation auprès des personnes, y compris la formation, la préparation des intervenants et la direction de production, la concertation avec l’équipe soignante, les frais de déplacement et les frais de gestion administrative, représente un budget global d’environ 530 à 600 € par action, selon l’éloignement et l’ampleur du programme. Ces montants dépassent les possibilités de financement des seuls établissements. Des co-financements sont donc mobilisés, auprès d’acteurs publics ou associatifs ou de donateurs privés. 

L’association Hôpital Sourire finance pour l’essentiel l’intervention à l’Hôpital des Enfants.

Les donateurs privés apportent une contribution importante, ainsi que le Conseil Départemental de Haute Garonne, et, en 2022, la JALMALV (Jusqu’à la Mort, Accompagner la Vie). La recherche de financements complémentaires représente un investissement important pour les bénévoles de l’association.

La deuxième partie du budget est constituée par les financements apportés par les structures qui font appel aux Envolées : le Centre Hospitalier de Lombez-Samatan, le Centre Hospitalier de Revel ; l’EHPAD Jallier de Carbonne, la maison de retraite Bastide Médicis de Labège, l’EHPAD Sainte Monique de Toulouse ou encore le foyer d’accueil spécialisé Les Thuyas de Monferran-Savès. Beaucoup d’entre elles souhaiteraient des interventions plus régulières, mais ne disposent pas des budgets nécessaires en propre.